Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

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J’ai, dès l’enfance, avec un oeil audacieux, Logé mon âme dans la nue; Le sol brillant m’était moins proche que les cieux Où jubilait ma bienvenue. Je croyais au vivace et radieux retour De ma tendresse dépensée: Confiance, désir, bondissements, pensée, Vous heurtiez un distrait séjour ! Lentement, en souffrant, je prenais l’habitude Que désormais … Lire la suite­­