Les arbres – Renée Vivien

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Dans l’azur de l’avril, dans le gris de l’automne,
Les arbres ont un charme inquiet et mouvant.
Le peuplier se ploie et se tord sous le vent,
Pareil aux corps de femme où le désir frissonne.

Sa grâce a des langueurs de chair qui s’abandonne,
Son feuillage murmure et frémit en rêvant,
Et s’incline, amoureux des roses du Levant.
Le tremble porte au front une pâle couronne.

Vêtu de clair de lune et de reflets d’argent,
S’effile le bouleau dont l’ivoire changeant
Projette des pâleurs aux ombres incertaines.

Les tilleuls ont l’odeur des âpres cheveux bruns,
Et des acacias aux verdures lointaines
Tombe divinement la neige des parfums.

Les arbres
Poèmes de Renée Vivien

Citations de Renée Vivien

Une réponse à “Les arbres – Renée Vivien”

  1. AVENEAU

    Je me suis permise d’accompagner mon diaporama sur le Parc de St-Cloud avec votre beau poème.
    Je souhaite vous l’envoyer. Merci pour cette belle poésie.
    Cordialement. Liliane Aveneau de Sèvres 92

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