Avec ses vêtements ondoyants et nacrés – Charles Baudelaire

1 Commentaire

Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
Même quand elle marche on croirait qu’elle danse,
Comme ces longs serpents que les jongleurs sacrés
Au bout de leurs bâtons agitent en cadence.

Comme le sable morne et l’azur des déserts,
Insensibles tous deux à l’humaine souffrance,
Comme les longs réseaux de la houle des mers,
Elle se développe avec indifférence.

Ses yeux polis sont faits de minéraux charmants,
Et dans cette nature étrange et symbolique
Où l’ange inviolé se mêle au sphinx antique,

Où tout n’est qu’or, acier, lumière et diamants,
Resplendit à jamais, comme un astre inutile,
La froide majesté de la femme stérile.

Avec ses vêtements ondoyants et nacrés
Poèmes de Charles Baudelaire

Citations de Charles Baudelaire

Une réponse à “Avec ses vêtements ondoyants et nacrés – Charles Baudelaire”

  1. marie

    tres biien le petit poeme que vous vete tres tres biien continuer comme sa

    Répondre

Laisser une réponse