Dans les ténèbres de Vérone
On entend mourir Juliette.
À Venise, – ardente, inquiète,
On voit suffoquer Desdémone.

Envions le cÅ“ur qui s’arrête
Quand un excès d’amour l’étonne
Le plaisir n’est que ce qu’on prête,
Mais la vie est ce que l’on donne…


Poème de l’amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Citations de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Autres poésies :

  1. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Ne souffre pas; tu vois, je suis pourtant moi-même, Malgré les multiples aspects. Tu cherchais le repos ? Peut-être que tu m’aimes Pour cette absence de ta paix ! Concevais-tu vraiment que le bonheur existe ? Que l’on donne un ordre au destin ? N’avais-tu donc jamais, d’un oeil lucide et triste, Vu le lent [...]...
  2. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Tu vis, tu parles, tu possèdes, Rien qu’en étant ce que tu es, Cet absolu que préparait L’antique sort qui nous précède. Mon désir ne t’est que prêté, Mais dans ces moments où me crible L’intérieure volupté, Je te souhaite moins visible, Je te regarde de côté, Comme à ces spectacles horribles, Où, tenté par [...]...
  3. L’Amour et la Mort – Louise Ackermann À M. Louis de Ronchaud I Regardez-les passer, ces couples éphémères ! Dans les bras l’un de l’autre enlacés un moment, Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières, Font le même serment : Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent Avec étonnement entendent prononcer, Et qu’osent répéter des lèvres qui pâlissent Et qui vont se glacer. Vous qui vivez si [...]...
  4. Poème d’amour – Renée Vivien O toi qui savamment jettes un beau regard, Bleu comme les minuits, à travers les fenêtres, Je te vis sur la route où j’errais au hasard Des parfums et de l’heure et des rires champêtres. Le soleil blondissait tes cheveux d’un long rai, Tes prunelles sur moi dardaient leur double flamme ; Tu m’apparus, ô [...]...
  5. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Lorsque tu ne seras, dans quelque humble retraite, Qu’un homme vieux et fatigué; Lorsque sera terni le charme que te prête Ton beau sourire triste et gai; Quand ton oeil studieux dont la langueur observe, Et même semble discuter, N’aura plus sa rêveuse et vigilante verve, Et son bleu calice éclaté, Quand nul ne fera [...]...
  6. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Je crois à l’âme, si c’est elle Qui me donne cette vigueur De me rapprocher de ton coeur Quand tu parais sombre et rebelle ! Je crois à l’âme, si vraiment C’est d’elle que je tiens l’audace De t’avoir scruté face à face Dans les divins commencements ! - Mais, ô Nature impérieuse, Instinct qui [...]...
  7. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Nous t’avons bien redouté, Bien haï, bien rejeté, D’un coeur résistant et sûr, Par suave excès d’azur, Par excès de volupté, Néant sans maux ni défauts; Mais nous voici bien en peine Si tu nous rends notre haine. - Vieille Mort avec ta faux Viens moissonner les soupirs De nos esprits sans plaisir… - Plaignons [...]...
  8. Mon amour pour avoir figuré mes désirs – Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard Mon amour pour avoir figuré mes désirs Mis tes lèvres au ciel de tes mots comme un astre Tes baisers dans la nuit vivante Et le sillage des tes bras autour de moi Comme une flamme en signe de conquête Mes rêves sont au monde Clairs et perpétuels. Et quand tu n’es pas là Je rêve que je dors je rêve que je [...]...
  9. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Si quelque être te plaît, ne lutte pas, aborde Ce visage nouveau sur lequel est venu Se poser le soleil de tes yeux ingénus; Tout ce qui te séduit, ma douleur te l’accorde. - Et moi, de loin; le coeur par le tien soutenu, Emmêlant ton plaisir et ma miséricorde, Je bénirai ton front posé [...]...
  10. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Que crains-tu ? L’excès ? l’abondance D’un coeur où tout vient s’engloutir ? Tu crains ma voix, mon pas qui danse ? Pourtant, j’ai si peur de meurtrir, Même de loin, ta nonchalance ! Ma main se prive de saisir Ta belle main qui se balance. Tu vois, je me tiens à distance, Renonçant au [...]...