Que puis-je te donner qui te rende paisible ?
Puis-je chercher pour toi, aux cieux inaccessibles,
Les étoiles, jouets des anges ?
Verrai-je ton regard devenir clair et doux,
Cependant que tes mains aux rêveuses phalanges
Reposent noblement sur tes calmes genoux ?…

Poème de l’amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Citations de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Autres poésies :

  1. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles On m’a parlé ce soir des villes savoureuses Qui sur les mers du Sud rêvent indolemment, Répandant leur odeur de rose et de piment, Sans connaître leur prix, sans se savoir heureuses ! Tu ressembles souvent, dans ton charme attristé, À l’ignorant bonheur de ces rêveuses villes, Toi qui fais émaner la chaude [...]...
  2. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Ai-je imprudemment souhaité Guérir de toi ? Quelle ignorance M’irritait contre ma souffrance ! - Ah ! Que rien ne me soit ôté De la détresse qui me cache Le passé, le lendemain ! Sois La seule chose que je sache Et qui blesse ! Rien ne déçoit Dans la sombre et féconde ivresse D’un [...]...
  3. Poème d’amour – Renée Vivien O toi qui savamment jettes un beau regard, Bleu comme les minuits, à travers les fenêtres, Je te vis sur la route où j’errais au hasard Des parfums et de l’heure et des rires champêtres. Le soleil blondissait tes cheveux d’un long rai, Tes prunelles sur moi dardaient leur double flamme ; Tu m’apparus, ô [...]...
  4. L’Amour et la Mort – Louise Ackermann À M. Louis de Ronchaud I Regardez-les passer, ces couples éphémères ! Dans les bras l’un de l’autre enlacés un moment, Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières, Font le même serment : Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent Avec étonnement entendent prononcer, Et qu’osent répéter des lèvres qui pâlissent Et qui vont se glacer. Vous qui vivez si [...]...
  5. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Je songe au jardin, et à toi, À tes pas, à la longue allée Où calme, et la voix envolée, Tu t’expliquais. Je songe au toit Qui t’a vu languir, ne rien faire, Et puis lire et songer, et puis Acquérir l’amoureux appui De l’orgueil que je te confère Par mon cÅ“ur, incessant brasier Qui [...]...
  6. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Ô suave ami périssable, Tu ne pourras laisser de traces Que le temps mobile n’efface Comme fait le vent sur les sables ! Tes doux jeux, charmants, éphémères, Sont faits d’écume et d’âme amère. Et cependant, quoi que tu fasses, Il restera que je t’aimais, Que j’ai dit ta grâce à l’espace, Et penché sur [...]...
  7. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Ce que je voudrais? Je ne sais. Je t’aime de tant de manières Que tu peux choisir. Fais l’essai De ma tendresse nourricière. Chaque jour par l’âme et le corps J’ai renoncé quelque espérance, Et cependant je tiens encor À mon amoureuse éloquence, À cet instinct qui me soulève De combler d’amour ta torpeur Et [...]...
  8. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Enfin je puis ne plus épier le printemps ! Je cesse d’écouter, d’une oreille attentive, Ce frémissant secret qui soulève et ravive, Et dont j’ai vénéré le bruit sourd et montant ! Je puis me reposer de la tâche royale De recueillir avec des sens religieux L’appel de la nature aux trompeuses cymbales, Qui veut [...]...
  9. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Royalement, – peut-être en vain, – Car, hélas! à l’heure qu’il est J’ignore encor ce qui te plait, Je t’ai fait des cadeaux divins ! Sans que tu puisses t’en douter, Et comme un jardin pour les dieux, Mon coeur te situe au milieu De tous mes immortels étés. Et cependant que sous ton toit [...]...
  10. Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Il n’est pas vrai qu’on soit orgueilleux d’aimer tant, Et que d’un oeil d’aigle on regarde Les passants affairés, indifférents, contents, Noyés de lumière blafarde. Il n’est pas vrai qu’un grave et poignardant amour Isole noblement le rêve; Nul ne dit les combats dont l’assaille sans trêve Le désir, conflit sombre et sourd ! Il n’est pas vrai que l’âme altière [...]...