Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

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Éros
– Les volets, les rideaux, les portes
Ont protégé notre bonheur;
Mais, ô mon amie, ô ma morte,
Toi qui meurs, qui vis et remeurs,
En ce moment où monte à peine
Ta lasse respiration,
Que fais-tu de ta passion ?
Quel est ton plaisir ou ta peine ?

Écho
– Ne demande rien, mon amour;
Ne bouge pas, reste en ta place;
Que ta suave odeur tenace
M’ombrage de son net contour.
Je ne pense à rien, je suis telle
Que quelque mourante immortelle
Qui sent en son coeur tournoyer
Les flèches qui l’ont abattue,
Et sans pouvoir tuer la tuent.
– Dans cette ivresse de souffrir
Avec complaisance, ô prodige !
J’observe aux confins du vertige
La stupeur de ne pas mourir…

Poème de l’amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Citations de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Une réponse à “Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles”

  1. Dentists Barrie

    I can tell you have put a lot of work into it. Posts are all wonderful.

    Dentists Barrie

    Répondre

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