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2 réponses à “Le Meunier, son Fils, et l’Ane – Jean de La Fontaine”

  1. dicocitations

    Ce dernier lui a donné l'idée de l'âne attaché comme un lustre à un pieu par une corde nouée autour de ses pieds. La Fontaine n'a pas repris une fin suggérée par Verdizzoti (fable 1): se débarrasser de l'âne en le précipitant dans la rivière.

  2. dicocitations

    Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine… – 1803.

    (1) A M. de Maucroix, François de Maucroix, chanoine de Rheims, avoit paru d'abord se consacrer à la profession d'avocat qu'il exerça jusqu'à l'âge de 3o.ans. On voulut alors l'engager à se marier : sur quoi il fit sa fameuse épigramme contre le mariage, sans contredit le meilleur de ses ouvrages. Fidèle au principe qui la lui avoit dîctée, au moment où l'on s'y attendoit le moins, il prit le parti de l'église. Ses amis en murmurèrent : ils le voyoient à regret quitter Paris ; et ce fut à ce sujet que La Fontaine lui adressa cette fable. Nous avons de Maucroix un recueil de vers et de prose, et des traductions parmi lesquelles il faut distinguer la lettre de Bru tus à Cicéron.
    (2) L'invention des arts étant un droit d'aînesse. C'est-à-dire, l'invention des arts étant due à des peuples venus avant nous, par conséquent les aînés dans cette vaste famille, qui se compose de tous les hommes de lettres de tous les âges.
    (3) Nous devons l'apologue à l'ancienne Grèce. Affirmons, parce que nous l'avons démontré dans notre Histoire universelle de l'Apologue, que l'apologue fleurissoit bien long-temps avant d'être connu des Grecs.
    (4) Autrefois à Racan, Malherbe l'a conté. «A son retour de Calais, où il fut porter les armes en sortant de page, il consulta Malherbe sur le genre de vie qu'il devoit choisir. Malherbe, au lieu de lui répondre directement là-dessus, lui raconta cet ingé nicux conte du Pogge, dont La Fontaine a fait une de ses plus jolies fables, intitulée : Le Meunier, etc. (D' 01ivet, Hist. de l'Académ. fr. p. 127. éd. de Paris, 1730.)—Racan est célèbre par ses Bergeries ou Poésies pastorales. Boileau en fait souvent l'éloge : tout le monde sait les vers où ce poète parle de lui avec tant d'estime. Citons ici le témoignage que lui rend M. de Maucroix, dans une lettre où il le compare avec Malherbe. « Malherbe, dit-il, croit de réputation à mesure qu'il s'éloigne de son siècle. La vérité est pourtant, et c'étoit le sentiment de notre cher ami Patru, que la nature ne l'avoit pas fait grand poète ; mais il corrige ce défaut par son esprit et par son travail… Racan avoit plus de génie que lui ; mais il est plus négligé, et songe trop à le copier : il excèle sur-tout, à mon avis, à dire les petites choses ; et c'est en quoi il ressemble plus aux anciens, que j'admire sur-tout par cet endroit »• ( Lettre de Maucroix à Boileau, dans les œuvres de ce dernier , T. IV. p. 170.) Racan avoit laissé des mémoires pour la vie de son illustre ami. Ce sont ceux-qui ont servi à Ménage pour son édition des Œuvres de Malherbe, ainsi qu'à la belle édition de 1757, ( I vol. in-8°. Paris, Barbou.)
    (5) Pensers au lieU de pensées. Ce mot, très-fréquent dans les anciens auteurs, n'a vieilli que depuis Louis XIV. On le retrouve encore dans Bossuet, à qui il présentoit quelque chose de bien plus vaste que la simple pensée.

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