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Une réponse à “L’Aigle et l’Escarbot – Jean de La Fontaine”

  1. dicocitations

    Un lièvre poursuivi par un aigle chercha un refuge dans le trou d'un scarabée en le priant de le sauver.
    Celui-ci demanda à l'aigle de ne pas faire périr le suppliant. Il l'adjurait, au nom du très puissant Jupiter, de ne pas le mépriser à cause de sa petitesse. L'aigle, en colère, heurta de l'aile le scarabée et enlevant le lièvre, le dévora. Le scarabée prit son vol en même temps que l'aigle, afin de connaître son nid, puis, une fois arrivé, il précipita les oeufs et les brisa. L'aigle, pensant que ce serait un grand malheur que quelqu'un osât chose pareille, pondant pour la deuxième fois, déposa ses oeufs plus haut encore. Pour la deuxième fois, le scarabée lui infligea le même sort. L'aigle, ne sachant que faire, monta bien avant auprès de Jupiter, sous la protection duquel on dit qu'il est placé, et déposa sur ses genoux sa troisième couvée en la recommandant au dieu et en le suppliant de veiller sur elle.

    Alors, le scarabée ayant façonné une boulette de fiente s'éleva puis la laissa tomber dans le giron de Jupiter. Celui-ci se dressa pour secouer l'excrément et, sans y penser fit tomber les oeufs qui se brisèrent dans leur chute. Quand il apprit du scarabée que celui-ci avait agi ainsi pour se venger de l'aigle qui non seulement avait fait tort à l'insecte, mais encore avait offensé le dieu, il dit à l'aigle, quand il fut de retour, qui avait causé son malheur, et avec raison. Cependant, comme il ne voulait pas que la race des aigles s'épuisât, il conseilla au scarabée de se réconcilier avec l'aigle. Sur son refus, Jupiter transporta l'époque où pondent les aigles au moment où les scarabées ne se montrent pas.

    Cette fable enseigne à ne mépriser personne, parce qu'il n'y a personne qui, si on l'offense, n'ait les moyens de se venger. (Esope).

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