Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

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Jusqu’où peut-on aimer, poursuivre, détenir ?
Quand a-t-on épuisé la quantité des yeux ?
Quand vient l’heure où l’esprit se vante de finir
Ce repas renaissant, intact et captieux ?

Avoir ne donne rien à l’appétit sans terme,
Tout est commencement et dérisoire effort;
Quel est ce gain léger, cette avance, ce germe,
Tant que tu m’éblouis et que tu n’es pas mort ?

La concluante mort cependant serait vaine,
J’ai besoin que tu sois quand je ne vivrai plus;
Je tremble d’emporter dans le froid de mes veines
L’éclat mystérieux par lequel tu m’as plu…

Poème de l’amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Citations de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Une réponse à “Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles”

  1. Lawyer Kamloops

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    Lawyer Kamloops

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