Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Ajouter un commentaire

Je me taisais, j’avais fait voeu
De ne te jamais reprocher
Ton esprit net, sobre, empêché
De tout élan, de tout aveu;

Mais ce soir où le ciel d’automne
Effeuille un soleil languissant,
Laisse que ma voix s’abandonne
À trahir les secrets du sang:

– Entends-tu, cher coeur sans tendresse,
Chère âme insensible et têtue,
En ce jour où je te confesse
Ma native et fière tristesse,
Combien de fois je me suis tue ?

Poème de l’amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Citations de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles

Laisser une réponse