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Une réponse à “Les Deux Taureaux et une Grenouille – Jean de La Fontaine”

  1. dicocitations

    Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine… – 1803.
    (1) Avec l'empire , du troupeau ou de la prairie. Ce beau choix d'expressions, les peintures qui suivent, offrent ici encore un exemple du naturel avec lequel La Fontaine passe du style le plus simple au ton de la haute poésie. Avec quelle grâce vous l'allez voir bientôt revenir au style familier !
    (2) Viendra dans nos marais régner sur les roseaux. Quel empire ! Mais il en faut un à l'orgueilleuse ambition de l'animal. C'est Denys qui, chassé de Syracuse, vient régner à Corinthe dans une école.
    (3) Du combat qu'a causé madame la Génisse. Madame , expression ironiquement respectueuse. C'est bien là le ton des petites gens quand ils se lâchent sur le compte des grands. C'est le
    Pascitur in magnâ sylvâ formosa juvenca. .
    (Virgile , Géorg. L. III. vers 219. )
    (4) Les petits ont pâti des sottises des grands. Pensée d'Horace : Quidquid délirant reges plectuntur Achivi.
    Ce ne sont point là- les seules imitations que cette fable ait empruntées à la poésie latine; l'auteur en la composant, avoit sans doute sons les yeux, ces beaux vers de Virgile, dans sa description du combat des Taureaux :
    Victus abit, longèque ignotis exulat oris :
    Multa gemens ignominiam plagasque superbi
    Victoris, tum quos amisit innltus a mores.
    ( Géorg. L.III.vers 225, etc. ).

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