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2 réponses à “L’ Enfant et le maître d’école. – Jean de La Fontaine”

  1. dicocitations

    Un enfant qui se baignait un jour dans un fleuve était en danger de se noyer. Apercevant un passant, il lui demandait à grands cris de l'aide. L'autre de gronder l'enfant et de l'appeler imprudent; mais celui-ci:
    – Pour le moment, dit-il, je te prie de me porter secours; plus tard, quand tu m'auras sauvé, tu me gronderas.

    Appliquons cette fable à ceux qui fournissent à autrui l'occasion de leur nuire.(Esope)

  2. dicocitations

    Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine… – 1803.

    (1) Après Dieu. Dieu , cause première, providence suprême , dispose les événemens qui agissent comme causes secondes.
    (2) Ayant tout dit : mot d'une admirable naïveté. Heureusement qu'il ne lui restoit plus rien à dire, sans quoi l'enfant étoit perdu.
    (3) Le Créateur en a béni l'engeance : tant l'espèce en est commune. Allusion à ces mots : benedicens dixit ; crescite et multiplicamini.
    (4) Tu feras après ta harangue. Cette manie de dogmatiser avoit été déjà le sujet des plaisanteries de Rabelais. Dans Gargantua , a Un moine passant à cheval sous un noyer, lasche la bride et se trouve pendu aux branches, cependant que le cheval se desrobe de dessoubs lui.Par ce moyen demoura le moyne pendant au noyer, et criant à l'aide et au meurtre. Endemon premier l'apperçeut, et appelant Gargantua, Cyre, dist-il, venez envoyez Absalon pendu. Gargantua venu , considéra la contenance du moyne, et la forme dont il pendoit, et dist à Eudemon, vous avez mal rencontré, le comparant à Absalon ; car Absalon se pendit par les cheveux, mais le moyne, ras de teste, s'en pendu par les aureilles.
    Aidez-moy, dist le moyne , de par le diable. N'est-il pas bien le temps de jaser? Vous me semblez les prescheurs decretalistes qui disent que quiconque voisra son prochain en dangier de mort , il le doit, soubs peine d'excommunication , plustôt admonester de soy confesser et mettre en estat de grâce, que de luy aider. ( Gargantua , L. I. ch. 43 ), » S. Augustin lui-même s'est moqué de cette manie , comme l'a fort bien remarque Melander dans ses Jocoseria, Tom. I. n°. 520. Rabel. T. I. édit. d'Amsterd. 1725, pag.268,

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