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	<title>Commentaires sur : L&#8217;Homme entre deux âges, et ses deux Maîtresses &#8211;  Jean de La Fontaine</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 08:20:29 +0000</pubDate>
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		<description>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine... - 1803. 
 
(1) Et tirant sur le grison. Avan&#231;ant vers l&#039;&#226;ge o&#249; les cheveux et le poil grisonnent et blanchissent. 
(2) Il avoitdu comptant, Il &#233;toit riche en argent comptant. Et partant. Ces sortes de n&#233;gligences ne sont permises &#224; personne , pas m&#234;me &#224; La Fontaine. 
(3) En quoi notre amoureux, etc. En quoi n&#039;a jamais &#233;t&#233; synonyme de pourquoi, &#224; cause de quoi; d&#039;ailleurs, il est trop rapproch&#233; de de quoi, au vers pr&#233;c&#233;dent. 
(4) Deux veuves sur son c&#339;ur eurent te plus de part, On dit : avoir des droits sur, avoir part &#224;. 
(5) Et foutre un peu bien m&#251;re. Bien n&#039;est ici que de remplissage. Bien devant un adjectif, en fait un superlatif. Comment accorder un peu, marquant petite quantit&#233;, avec bien m&#251;re, marquant une maturit&#233; tr&#232;s-avanc&#233;e. On lit pourtant dans un &#233;crivain, d&#039;ailleurs correct : 
L&#039;estomac fort, mais l&#039;&#226;me un peu bien dure. 
(6) Valloient quelquefois festonnant. La Fontaine explique ce mot dans le vers suivant, c&#039;est-&#224;-dire ajustant sa t&#233;te. Il est emprunt&#233; de Rabelais qui dit, en parlant d&#039;un jeune page &#171;qu&#039;il &#233;toit tant testonn&#233;, tant bien tir&#233;, tant bien espousset&#233;, &#187; etc. ( Gargantua, L.I. ch. 15). De m&#234;me encore au sujet de l&#039;&#233;ducation de Gargantua, L. I. ch. 23. 
(7) La jeune saccageoit les poils blancs &#224; son tour. Saccageoit, expression hardie, qui peint bien la p&#233;tulance avec laquelle cette jeune femme travailloit la t&#234;te de son pr&#233;tendu, comme le soldat vainqueur exerce ses ravages dans une ville prise d&#039;assaut 
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine&#8230; &#8211; 1803. </p>
<p>(1) Et tirant sur le grison. Avan&ccedil;ant vers l&#039;&acirc;ge o&ugrave; les cheveux et le poil grisonnent et blanchissent.<br />
(2) Il avoitdu comptant, Il &eacute;toit riche en argent comptant. Et partant. Ces sortes de n&eacute;gligences ne sont permises &agrave; personne , pas m&ecirc;me &agrave; La Fontaine.<br />
(3) En quoi notre amoureux, etc. En quoi n&#039;a jamais &eacute;t&eacute; synonyme de pourquoi, &agrave; cause de quoi; d&#039;ailleurs, il est trop rapproch&eacute; de de quoi, au vers pr&eacute;c&eacute;dent.<br />
(4) Deux veuves sur son c&oelig;ur eurent te plus de part, On dit : avoir des droits sur, avoir part &agrave;.<br />
(5) Et foutre un peu bien m&ucirc;re. Bien n&#039;est ici que de remplissage. Bien devant un adjectif, en fait un superlatif. Comment accorder un peu, marquant petite quantit&eacute;, avec bien m&ucirc;re, marquant une maturit&eacute; tr&egrave;s-avanc&eacute;e. On lit pourtant dans un &eacute;crivain, d&#039;ailleurs correct :<br />
L&#039;estomac fort, mais l&#039;&acirc;me un peu bien dure.<br />
(6) Valloient quelquefois festonnant. La Fontaine explique ce mot dans le vers suivant, c&#039;est-&agrave;-dire ajustant sa t&eacute;te. Il est emprunt&eacute; de Rabelais qui dit, en parlant d&#039;un jeune page &laquo;qu&#039;il &eacute;toit tant testonn&eacute;, tant bien tir&eacute;, tant bien espousset&eacute;, &raquo; etc. ( Gargantua, L.I. ch. 15). De m&ecirc;me encore au sujet de l&#039;&eacute;ducation de Gargantua, L. I. ch. 23.<br />
(7) La jeune saccageoit les poils blancs &agrave; son tour. Saccageoit, expression hardie, qui peint bien la p&eacute;tulance avec laquelle cette jeune femme travailloit la t&ecirc;te de son pr&eacute;tendu, comme le soldat vainqueur exerce ses ravages dans une ville prise d&#039;assaut</p>
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