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	<title>Commentaires sur : Le Jardinier et son Seigneur &#8211;  Jean de La Fontaine</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2009 16:05:17 +0000</pubDate>
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		<description>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine... - 1803. 
Cette fable est une sc&#232;ne parfaite pour les caract&#232;res et le dialogue. Quel feu ! quelle ga&#238;t&#233; ! quelle imitation des m&#339;urs ! Transportez-la au th&#233;&#226;tre ;Moli&#232;re , Dufresny, R&#233;gnard auroient voulu l&#039;avoir faite. 
(1) De quoi faire &#224; Margot un bouquet pour sa f&#234;te. Margot ach&#232;ve de peindre le lieu de la sc&#232;ne et le personnage. Un bouquet pour sa f&#234;te. Image riante et qui m&#234;le agr&#233;ablement les jeux de l&#039;Amour &#224; ce tableau rustique. 
(2) Goul&#233;e est &#224; bouch&#233;e, ce que gueule est &#224; bouche, dans le langage populaire et familier. 
(3) Il est sorcier, je crois. Cette expression superstitieuse, mieux encore, le doute qui l&#039;accompagne, n&#039;est-ce pas l&#224; le style du village ? 
(4) F&#251;t-il diable. Nos seigneurs d&#039;autrefois ne parloient pas autrement; toujours ce mot &#224; la bouche; et ne doutant de rien. Je vous en d&#233;ferai. On sait encore combien ce mot leur &#233;toit familier. Bon homme. On n&#039;ignore pas non plus ce qu&#039;&#233;toit un bon homme pour un gentilhomme. Sur ma vie. Ce serment est aussi du bon ton. 
(5) Miraut. La Fontaine a cr&#233;&#233; des noms pour les Chiens de chasse qu&#039;il a mis en sc&#232;ne. Il n&#039;a pas cru devoir profiter de ceux qu&#039;Ovide et Apollodore auraient pu lui fournir dans le r&#233;cit de la m&#233;tamorphose d&#039;Act&#233;on. Sans doute qu&#039;il les trouvoit trop savans, et point assez pittoresques. Celui-ci vient du verbe mirer, terme de chasse. 
(6) Fouiller &#224; l&#039;escarcelle. &#171;Un larron fouillant en la gibeci&#232;re ou grande escarcelle (bourse) du feu cardinal de Lorraine &#187;. ( H. Etienne, Apologie pour H&#233;rodote, T. II. p. 230. &#233;d. de La Haye, 1737 ):Ce dialogue et tout ce qui suit paro&#238;t appartenir au conte plut&#244;t qu&#039;&#224; l&#039;apologue. La fable est le th&#233;&#226;tre des enfans : il n&#039;y faut donc rien produire qui ne puisse impun&#233;ment s&#039;offrir aux regards de cet &#226;ge facile, comme la cire , &#224; recevoir toutes les impressions. Mais &#224; part la licence du tableau, quelle abon dance et quelle facilit&#233; ! Que tous les- conteurs ainsi que tous les fabulistes sont loin de notre po&#232;te! dirons-nous avec M. de la Harpe. Cependant voyez comme il est fid&#232;le &#224; venger les droits sacr&#233;s de la morale et de la propri&#233;t&#233; ! Semblable au divin Hom&#232;re, &#224; qui personne n&#039;est &#233;gal, dit Plutarque, dans l&#039;art de peindre le vice et de le rendre odieux, il lui suffit d&#039;un mot jet&#233; au hasard, pour juger une action et la fl&#233;trir. Avec quel art il dissimule la satyre sous l&#039;air de l&#039;ing&#233;nuit&#233;, dans ce vers: Chiens, Chevaux et Valets, tous gens bien endent&#233;s ! Sont-ce l&#224; tous gens, ou tous animaux de m&#234;me esp&#232;ce ? Comme il sait &#233;mouvoir notre sensibilit&#233; en faveur de cette malheureuse dupe de Pinnolent protecteur ! 
Adieu planches, carreaux , Adieu de quoi mettre au potage. Adieu sur-tout le bouquet de Margot ! Jusqu&#039;&#224; cette pauvre haie qui re&#231;oit une horrible et large plaie s il s&#039;int&#233;resse &#224; tout. 
(7) . . . Car il e&#251;t &#233;t&#233; mal 
Qu&#039;on n&#039;e&#251;t pu du jardin sortir tout &#224; chevaL Trait excellent et du meilleur comique. 
(8) Ce sont la jeux de Princes. H. Etienne : &#171; Encore y a-t-il une autre sorte de cruaut&#233;, &#224; savoir celle qui s&#039;exerce plus de gayt&#233; de c&#339;ur que par vengeance, &#224; quoi les grands seigneurs s&#039;adonnent plustost que les hommes de basse condition , dont est venu le proverbe : Ce sont jeux de princes; ils plaisent &#224; ceux qui les font &#187;. ( Apolog. pour H&#233;rodote , T. II. p. 474 .) 
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine&#8230; &#8211; 1803.<br />
Cette fable est une sc&egrave;ne parfaite pour les caract&egrave;res et le dialogue. Quel feu ! quelle ga&icirc;t&eacute; ! quelle imitation des m&oelig;urs ! Transportez-la au th&eacute;&acirc;tre ;Moli&egrave;re , Dufresny, R&eacute;gnard auroient voulu l&#039;avoir faite.<br />
(1) De quoi faire &agrave; Margot un bouquet pour sa f&ecirc;te. Margot ach&egrave;ve de peindre le lieu de la sc&egrave;ne et le personnage. Un bouquet pour sa f&ecirc;te. Image riante et qui m&ecirc;le agr&eacute;ablement les jeux de l&#039;Amour &agrave; ce tableau rustique.<br />
(2) Goul&eacute;e est &agrave; bouch&eacute;e, ce que gueule est &agrave; bouche, dans le langage populaire et familier.<br />
(3) Il est sorcier, je crois. Cette expression superstitieuse, mieux encore, le doute qui l&#039;accompagne, n&#039;est-ce pas l&agrave; le style du village ?<br />
(4) F&ucirc;t-il diable. Nos seigneurs d&#039;autrefois ne parloient pas autrement; toujours ce mot &agrave; la bouche; et ne doutant de rien. Je vous en d&eacute;ferai. On sait encore combien ce mot leur &eacute;toit familier. Bon homme. On n&#039;ignore pas non plus ce qu&#039;&eacute;toit un bon homme pour un gentilhomme. Sur ma vie. Ce serment est aussi du bon ton.<br />
(5) Miraut. La Fontaine a cr&eacute;&eacute; des noms pour les Chiens de chasse qu&#039;il a mis en sc&egrave;ne. Il n&#039;a pas cru devoir profiter de ceux qu&#039;Ovide et Apollodore auraient pu lui fournir dans le r&eacute;cit de la m&eacute;tamorphose d&#039;Act&eacute;on. Sans doute qu&#039;il les trouvoit trop savans, et point assez pittoresques. Celui-ci vient du verbe mirer, terme de chasse.<br />
(6) Fouiller &agrave; l&#039;escarcelle. &laquo;Un larron fouillant en la gibeci&egrave;re ou grande escarcelle (bourse) du feu cardinal de Lorraine &raquo;. ( H. Etienne, Apologie pour H&eacute;rodote, T. II. p. 230. &eacute;d. de La Haye, 1737 ):Ce dialogue et tout ce qui suit paro&icirc;t appartenir au conte plut&ocirc;t qu&#039;&agrave; l&#039;apologue. La fable est le th&eacute;&acirc;tre des enfans : il n&#039;y faut donc rien produire qui ne puisse impun&eacute;ment s&#039;offrir aux regards de cet &acirc;ge facile, comme la cire , &agrave; recevoir toutes les impressions. Mais &agrave; part la licence du tableau, quelle abon dance et quelle facilit&eacute; ! Que tous les- conteurs ainsi que tous les fabulistes sont loin de notre po&egrave;te! dirons-nous avec M. de la Harpe. Cependant voyez comme il est fid&egrave;le &agrave; venger les droits sacr&eacute;s de la morale et de la propri&eacute;t&eacute; ! Semblable au divin Hom&egrave;re, &agrave; qui personne n&#039;est &eacute;gal, dit Plutarque, dans l&#039;art de peindre le vice et de le rendre odieux, il lui suffit d&#039;un mot jet&eacute; au hasard, pour juger une action et la fl&eacute;trir. Avec quel art il dissimule la satyre sous l&#039;air de l&#039;ing&eacute;nuit&eacute;, dans ce vers: Chiens, Chevaux et Valets, tous gens bien endent&eacute;s ! Sont-ce l&agrave; tous gens, ou tous animaux de m&ecirc;me esp&egrave;ce ? Comme il sait &eacute;mouvoir notre sensibilit&eacute; en faveur de cette malheureuse dupe de Pinnolent protecteur !<br />
Adieu planches, carreaux , Adieu de quoi mettre au potage. Adieu sur-tout le bouquet de Margot ! Jusqu&#039;&agrave; cette pauvre haie qui re&ccedil;oit une horrible et large plaie s il s&#039;int&eacute;resse &agrave; tout.<br />
(7) . . . Car il e&ucirc;t &eacute;t&eacute; mal<br />
Qu&#039;on n&#039;e&ucirc;t pu du jardin sortir tout &agrave; chevaL Trait excellent et du meilleur comique.<br />
(8) Ce sont la jeux de Princes. H. Etienne : &laquo; Encore y a-t-il une autre sorte de cruaut&eacute;, &agrave; savoir celle qui s&#039;exerce plus de gayt&eacute; de c&oelig;ur que par vengeance, &agrave; quoi les grands seigneurs s&#039;adonnent plustost que les hommes de basse condition , dont est venu le proverbe : Ce sont jeux de princes; ils plaisent &agrave; ceux qui les font &raquo;. ( Apolog. pour H&eacute;rodote , T. II. p. 474 .)</p>
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