16nov2009
Classé dans : Poésie
Auteur : FJ
Pourquoi ce besoin fort et triste
De voir haleter et languir
Dans la détresse du plaisir
Le corps rêveur que l’on assiste ?
Espère-t-on ainsi capter
La part de l’âme inviolable,
Et voler, par la volupté,
A l’être épars et dévasté,
Sa solitude insaisissable ?
Ah! pouvoir excéder mes droits,
Pouvoir te dérober dans l’ombre
Ton secret, tes forces, tes lois,
Et sentir que ton désarroi
Appartient à mon âme sombre
Plus que je n’appartiens à toi !
Poème de l’amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles
Citations de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles
Autres poésies :
- Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Il faudra bien pourtant que le jour vienne, un jour, Où je ne pourrai plus t’aimer, Où mon coeur sera dur, mon esprit sombre et sourd, Ma main froide et mes yeux fermés ! Cet inutile effort pour ne pas te quitter, Ce vain espoir de vivre encor, L’horreur de déserter ma place à ton [...]...
- L’Amour et la Mort – Louise Ackermann À M. Louis de Ronchaud I Regardez-les passer, ces couples éphémères ! Dans les bras l’un de l’autre enlacés un moment, Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières, Font le même serment : Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent Avec étonnement entendent prononcer, Et qu’osent répéter des lèvres qui pâlissent Et qui vont se glacer. Vous qui vivez si [...]...
- Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Je n’ai pas écrit par raison, Ni pour fuir un destin obscur, Mais pour séduire les saisons Et plaire à l’ineffable azur, Et pour posséder chaque jour, Sans défaillance, sans remords, Et jusqu’au moment de la mort, Des droits infinis dans l’amour… Poème de l’amourPoèmes de Anna de Brancovan, comtesse de NoaillesCitations de Anna de Brancovan, [...]...
- Poème d’amour – Renée Vivien O toi qui savamment jettes un beau regard, Bleu comme les minuits, à travers les fenêtres, Je te vis sur la route où j’errais au hasard Des parfums et de l’heure et des rires champêtres. Le soleil blondissait tes cheveux d’un long rai, Tes prunelles sur moi dardaient leur double flamme ; Tu m’apparus, ô [...]...
- Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles J’ai, dès l’enfance, avec un oeil audacieux, Logé mon âme dans la nue; Le sol brillant m’était moins proche que les cieux Où jubilait ma bienvenue. Je croyais au vivace et radieux retour De ma tendresse dépensée: Confiance, désir, bondissements, pensée, Vous heurtiez un distrait séjour ! Lentement, en souffrant, je prenais l’habitude Que désormais [...]...
- Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Je croyais que l’amour c’était toi seul. J’entends Soudain l’étrange et pur silence du printemps ! Le soir n’arrive point à l’heure coutumière : Ce doux prolongement de rêveuse lumière Est comme un messager qui dans le drame accourt Et puis d’abord se tait. – Je croyais que l’amour C’était toi seul, avec, serrés sur [...]...
- Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Combien de fois aurais-je dû Me sentir lasse et sans courage ! Mais mon coeur n’a jamais perdu Son désir pour ton beau visage. Dans mon puissant amour tu n’as Vu que ma douceur de colombe; Pourtant je veux que sur ma tombe L’on inscrive: Elle s’obstina… Poème de l’amourPoèmes de Anna de Brancovan, comtesse de [...]...
- Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Quand je suis ivre de tourment, Gisant malade au fond du gouffre, Je ne me meurs pas faiblement, C’est par ma force que je souffre. Par tant de force, et par l’essai De calmer l’âme belliqueuse ! Qui peut comprendre cet excès ? La douleur, c’est ce que l’on sait, La douleur n’est pas [...]...
- Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles Jadis je me sentais unique, Je vivais sous mes propres lois. Aujourd’hui j’échange avec toi La vie orageuse et mystique. Songe, à ce transfert magnifique ! Par ce tendre appauvrissement Je n’ai plus rien qui soit vraiment Ma solitude et ma défense; Et même quand la nuit commence, Solitaire, avec le fardeau De ta vague [...]...
- Poème de l’amour – Anna de Brancovan, comtesse de Noailles L’automne a lentement mouillé les paysages; Son humide tristesse en mon coeur s’insinue. La nature, pourtant, ne peut me sembler nue. Puisque en elle, au lointain, respire ton visage. Je reproche à mes yeux de se sentir déçus Par la légère pluie enserrant l’univers. Mais l’été fut plaintif. Bientôt voici l’hiver. Et je me sens [...]...
Laisser une réponse