Pour peu qu’on ait l’esprit sensé,
Et que du Monde on sache le grimoire,
On voit bientôt que cette histoire
Est un conte du temps passé ;
Il n’est plus d’Époux si terrible,
Ni qui demande l’impossible,
Fût-il malcontent et jaloux.
Près de sa femme on le voit filer doux ;
Et de quelque couleur que sa barbe puisse être,
On a peine à juger qui des deux est le maître.


Moralité de l’histoire La Barbe Bleue
Poèmes de Charles Perrault

Citations de Charles Perrault

Autres poésies :

  1. La Barbe Bleue – Charles Perrault La curiosité malgré tous ses attraits, Coûte souvent bien des regrets ; On en voit tous les jours mille exemples paraître. C’est, n’en déplaise au sexe, un plaisir bien léger ; Dès qu’on le prend il cesse d’être, Et toujours il coûte trop cher. La Barbe BleuePoèmes de Charles PerraultCitations de Charles Perrault ...
  2. La belle au bois dormant – Charles Perrault Attendre quelque temps pour avoir un Époux, Riche, bien fait, galant et doux, La chose est assez naturelle, Mais l’attendre cent ans, et toujours en dormant, On ne trouve plus de femelle, Qui dormît si tranquillement. La Fable semble encor vouloir nous faire entendre, Que souvent de l’Hymen les agréables noeuds, Pour être différés, n’en [...]...
  3. Le Chat Botté – Charles Perrault Quelque grand soit l’avantage De jouir d’un riche héritage Venant à nous de père en fils, Aux jeunes gens pour l’ordinaire, L’industrie et le savoir-faire Valent mieux que des biens acquis.Le Chat BottéPoèmes de Charles PerraultCitations de Charles Perrault ...
  4. Morale du Chat Botté – Charles Perrault Si le fils d’un Meunier, avec tant de vitesse, Gagne le coeur d’une Princesse, Et s’en fait regarder avec des yeux mourants, C’est que l’habit, la mine et la jeunesse, Pour inspirer de la tendresse, N’en sont pas des moyens toujours indifférents.Morale du Chat BottéPoèmes de Charles PerraultCitations de Charles Perrault ...
  5. Cendrillon ou la Petite Pantoufle – Charles Perrault C’est sans doute un grand avantage, D’avoir de l’esprit, du courage, De la naissance, du bon sens, Et d’autres semblables talents, Qu’on reçoit du Ciel en partage ; Mais vous aurez beau les avoir, Pour votre avancement ce seront choses vaines, Si vous n’avez, pour les faire valoir, Ou des parrains ou des marraines. Cendrillon [...]...
  6. Cendrillon – Charles Perrault La beauté pour le sexe est un rare trésor, De l’admirer jamais on ne se lasse ; Mais ce qu’on nomme bonne grâce Est sans prix, et vaut mieux encor. C’est ce qu’à Cendrillon fit avoir sa Marraine, En la dressant, en l’instruisant, Tant et si bien qu’elle en fit une Reine : (Car ainsi [...]...
  7. L’Homme et la mer – Charles Baudelaire Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme Dans le déroulement infini de sa lame, Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer. Tu te plais à plonger au sein de ton image ; Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cÅ“ur [...]...
  8. La grandeur de ce mal où tu te crois savante – Charles Baudelaire Tu mettrais l’univers entier dans ta ruelle, Femme impure ! L’ennui rend ton âme cruelle. Pour exercer tes dents à ce jeu singulier, Il te faut chaque jour un cÅ“ur au râtelier. Tes yeux, illuminés ainsi que des boutiques Et des ifs flamboyants dans les fêtes publiques, Usent insolemment d’un pouvoir emprunté, Sans connaître jamais [...]...
  9. Les Bijoux – Charles Baudelaire La très chère était nue, et, connaissant mon coeur, Elle n’avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l’air vainqueur Qu’ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores. Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur, Ce monde rayonnant de métal et de pierre Me ravit en extase, et j’aime à la fureur Les choses [...]...
  10. La muse vénale – Charles Baudelaire Ô muse de mon cÅ“ur, amante des palais, Auras-tu quand janvier lâchera ses Borées, Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées, Un tison pour chauffer tes deux pieds violets ? Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées Aux nocturnes rayons qui percent les volets ? Sentant ta bourse à sec autant que ton palais, Récolteras-tu l’or des [...]...