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	<title>Commentaires sur : Simonide préservé par les Dieux. &#8211;  Jean de La Fontaine</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 08:16:36 +0000</pubDate>
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		<description>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine... - 1803. 
(1) Les faveurs d&#039;une belle en sont souvent le prix. &#171;La louange, plus que toute autre chose, fait na&#238;tre l&#039;amour&#187;, disoient, bien long-temps avant La Fontaine, les antiques po&#232;tes proven&#231;aux : 
Lauzor engenr&#039;amor 
May c&#039;una sola res. ( Manusc. d&#039;Urf&#233;, pi&#232;ce 980. ) 
Une pens&#233;e semblable a produit la jolie fable de la Coquette et d&#039;Abeille, de Florian, qui la termine par ce mot : l&#039;encens fait tout passer. Th&#233;ocrite, dans son idylle de la Mort d&#039;Adonis , et Gay dans sa fable de la Belle et la Gu&#234;pe, rappellent la m&#234;me morale. 
(2) Simonide, philosophe et po&#232;te grec. Il ne nous reste plus de lui que quelques fragmens de po&#233;sies, dont Quintilien et Denys d&#039;Halycarnasse ont vant&#233; la douceur et l&#039;harmonie. Il chanta les louanges des Dieux, les victoires des Grecs sur les Perses, les triomphes des Athl&#232;tes dans les jeux. Il d&#233;crivit en vers les r&#232;gnes de Cambyse et de Darius, s&#039;exer&#231;a dans tous les genres de po&#233;sie ; et r&#233;ussit principalement dans les &#233;l&#233;gies et les chants plaintifs. Il fut le premier qui composa des vers pour de l&#039;argent. 
(3) Pleins de r&#233;cits tout nus,.si simples , si vulgaires , qu&#039;ils n&#039;&#233;toient point susceptibles des d&#233;corations de la po&#233;sie. Point d&#039;a&#239;eux dont l&#039;&#233;clat p&#251;t rejaillir sur le h&#233;ros ; point de vertus ni de talens faits pour r&#233;parer l&#039;obscurit&#233; de sa naissance. 
(4) Castor et Pollux, fr&#232;res g&#233;meaux, n&#233;s de Jupiter et de L&#233;da, mis par l&#039;antiquit&#233; au nombre de ses Dieux et des constellations du Zodiaque. On les r&#233;v&#233;roit comme protecteurs du pugilat ou combats des Athl&#232;tes. 
(5) Talent, monnoie attique, adopt&#233;e depuis par les Romains. On comptoit le grand et le petit talent ; le premier de 80 mines , le second de 60, revenant, le grand, &#224; 325g liv. , &#224; 5o liv. la mine, le petit &#224; 2444 liv. 
(6) La cohorte n&#039;en perd pas un coup de dent&#187; Ce terme n&#039;est pas indiff&#233;rent. On voit une troupe de parasites affam&#233;s, tr&#232;s-peu embarrass&#233;s des motifs d&#039;un message aussi pressant, d&#039;une absence aussi brusque. 
(7) Un pilier manque, et le plafond , etc. Tout autre e&#251;t dit : la maison s&#039;&#233;croule. La Fontaine nous fait assister &#224; la chute progressive de l&#039;&#233;difice : on voit ses ruines, on compte ses ravages. 
(8) Il n&#039;&#233;toit fils de bonne m&#232;re. Imit&#233; de Rabelais : Point n&#039;&#233;toit fils de bonne m&#232;re r&#233;put&#233;, etc. (Liv. I. ch. 5o, p. 301 ). 
(9) Melpom&#232;ne, une des Muses ; c&#039;est celle qui pr&#233;side &#224; la trag&#233;die; ce qui s&#039;applique naturellement au h&#233;ros de la fable, &#224; Si-monide, dont le talent particulier consistoit &#224; peindre les situations et les infortunes qui excitent la piti&#233;. Au reste, Melpom&#232;ne est prise ici pour la po&#233;sie elle-m&#234;me. 
(10) Souvent sans d&#233;roger : sans rien perdre de sa noblesse. Des moralistes plus s&#233;v&#232;res croiroient d&#233;grader le plus sublime des arts, en lui permettant ce trafic honteux de la louange. 
(11) Tenir en quelque prix. On a pu dire : tenir, &#224; honneur : on dit dans un autre cens mettre &#224; prix, jamais tenir en prix, 
(12) Jadis l&#039; Olympe et le Parnasse 
Etoient fr&#232;res et bons amis. L&#039;Olympe habit&#233; par les Dieux, pour dire: les palais des grands, qui sont en quelque sorte les Dieux de la terre. Parnasse, l&#039;asyle des muses et&#039;des po&#232;tes 
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine&#8230; &#8211; 1803.<br />
(1) Les faveurs d&#039;une belle en sont souvent le prix. &laquo;La louange, plus que toute autre chose, fait na&icirc;tre l&#039;amour&raquo;, disoient, bien long-temps avant La Fontaine, les antiques po&egrave;tes proven&ccedil;aux :<br />
Lauzor engenr&#039;amor<br />
May c&#039;una sola res. ( Manusc. d&#039;Urf&eacute;, pi&egrave;ce 980. )<br />
Une pens&eacute;e semblable a produit la jolie fable de la Coquette et d&#039;Abeille, de Florian, qui la termine par ce mot : l&#039;encens fait tout passer. Th&eacute;ocrite, dans son idylle de la Mort d&#039;Adonis , et Gay dans sa fable de la Belle et la Gu&ecirc;pe, rappellent la m&ecirc;me morale.<br />
(2) Simonide, philosophe et po&egrave;te grec. Il ne nous reste plus de lui que quelques fragmens de po&eacute;sies, dont Quintilien et Denys d&#039;Halycarnasse ont vant&eacute; la douceur et l&#039;harmonie. Il chanta les louanges des Dieux, les victoires des Grecs sur les Perses, les triomphes des Athl&egrave;tes dans les jeux. Il d&eacute;crivit en vers les r&egrave;gnes de Cambyse et de Darius, s&#039;exer&ccedil;a dans tous les genres de po&eacute;sie ; et r&eacute;ussit principalement dans les &eacute;l&eacute;gies et les chants plaintifs. Il fut le premier qui composa des vers pour de l&#039;argent.<br />
(3) Pleins de r&eacute;cits tout nus,.si simples , si vulgaires , qu&#039;ils n&#039;&eacute;toient point susceptibles des d&eacute;corations de la po&eacute;sie. Point d&#039;a&iuml;eux dont l&#039;&eacute;clat p&ucirc;t rejaillir sur le h&eacute;ros ; point de vertus ni de talens faits pour r&eacute;parer l&#039;obscurit&eacute; de sa naissance.<br />
(4) Castor et Pollux, fr&egrave;res g&eacute;meaux, n&eacute;s de Jupiter et de L&eacute;da, mis par l&#039;antiquit&eacute; au nombre de ses Dieux et des constellations du Zodiaque. On les r&eacute;v&eacute;roit comme protecteurs du pugilat ou combats des Athl&egrave;tes.<br />
(5) Talent, monnoie attique, adopt&eacute;e depuis par les Romains. On comptoit le grand et le petit talent ; le premier de 80 mines , le second de 60, revenant, le grand, &agrave; 325g liv. , &agrave; 5o liv. la mine, le petit &agrave; 2444 liv.<br />
(6) La cohorte n&#039;en perd pas un coup de dent&raquo; Ce terme n&#039;est pas indiff&eacute;rent. On voit une troupe de parasites affam&eacute;s, tr&egrave;s-peu embarrass&eacute;s des motifs d&#039;un message aussi pressant, d&#039;une absence aussi brusque.<br />
(7) Un pilier manque, et le plafond , etc. Tout autre e&ucirc;t dit : la maison s&#039;&eacute;croule. La Fontaine nous fait assister &agrave; la chute progressive de l&#039;&eacute;difice : on voit ses ruines, on compte ses ravages.<br />
(8) Il n&#039;&eacute;toit fils de bonne m&egrave;re. Imit&eacute; de Rabelais : Point n&#039;&eacute;toit fils de bonne m&egrave;re r&eacute;put&eacute;, etc. (Liv. I. ch. 5o, p. 301 ).<br />
(9) Melpom&egrave;ne, une des Muses ; c&#039;est celle qui pr&eacute;side &agrave; la trag&eacute;die; ce qui s&#039;applique naturellement au h&eacute;ros de la fable, &agrave; Si-monide, dont le talent particulier consistoit &agrave; peindre les situations et les infortunes qui excitent la piti&eacute;. Au reste, Melpom&egrave;ne est prise ici pour la po&eacute;sie elle-m&ecirc;me.<br />
(10) Souvent sans d&eacute;roger : sans rien perdre de sa noblesse. Des moralistes plus s&eacute;v&egrave;res croiroient d&eacute;grader le plus sublime des arts, en lui permettant ce trafic honteux de la louange.<br />
(11) Tenir en quelque prix. On a pu dire : tenir, &agrave; honneur : on dit dans un autre cens mettre &agrave; prix, jamais tenir en prix,<br />
(12) Jadis l&#039; Olympe et le Parnasse<br />
Etoient fr&egrave;res et bons amis. L&#039;Olympe habit&eacute; par les Dieux, pour dire: les palais des grands, qui sont en quelque sorte les Dieux de la terre. Parnasse, l&#039;asyle des muses et&#039;des po&egrave;tes</p>
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