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	<title>Commentaires sur : Les Membres et l&#8217;Estomac &#8211;  Jean de La Fontaine</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 07:36:34 +0000</pubDate>
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		<description>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine... - 1803.  
Un &#233;crivain inspir&#233;, dans qui la philosophie dut reconno&#238;tre les (Tome .I)  
talens qui prouvent le g&#233;nie, avant que la religion ne l&#039;&#233;lev&#226;t sur ses autels, S. Paul, dans une de ses Ep&#238;tres , s&#039;exprime ainsi : &quot; Si le pied disoit: puisque je ne suis pas la main, je ne suis pas du corps ; est-ce que pour cela il ne scroit pas du corps? Et si l&#039;o reille disoit : puisque je ne suis pas l&#039;&#339;il, je ne suis pas du corps ; est-ce que pour cela il n&#039;est pas du corps ? Si tout le corps &#233;toit &#339;il, o&#249; seroit l&#039;ou&#239;e ? et s&#039;il &#233;toit tout ou&#239;e, o&#249; seroit l&#039;odorat ?... Or l&#039;&#339;il ne peut pas dire &#224; la main, je n&#039;ai pas besoin de votre secours, ni la t&#234;te dire aux pieds, vous ne m&#039;&#234;tes point n&#233;cessaires, etc.&#187;. (II. Cor. 12.) Dans cette supposition de l&#039;Ap&#244;tre, vous d&#233;couvrez les germes de la discorde des membres : encore un pas, et vous avez l&#039;apologue. T&#233;moin ce morceau de Rabelais : &#171; Que chaque chose se mette &#224; ne plus rien prester &#224; autrui, vous allez voir, dit-il, ung terrible tintamarre. La teste ne vouldra prester la veue de ses yeux pour guider les pieds et les mains ; les pieds ne la daigneront porter. . . ; le c&#339;ur se faschera de tant se mouvoir pour le pouls des membres , et ne leur prestera plus.... Somme en ce monde delsray&#233; , rien ne debvant, rien ne prestant, rien n&#039;empruntant, vous voirrez une conspiration plus pernicieuse que n&#039;a figur&#233; Esope en son apologue, et p&#233;rira sans doute &#187;. (Pantagr. L. III. ch. 3. Voyez aussi le Jouvencel, bien ant&#233;rieur au Pantagruel, fol. 94 &#224; 97.)  
(1) Je devois par la royaut&#233;  
Avoir commenc&#233;. On ne se permettroit plus aujourd&#039;hui ce double emploi du pr&#233;t&#233;rit.  
(2) Gaster. L&#039;Estomac, Rabelais, (L. IV. ch. 57) : &#171; La sentence du satyrique est vraye, qui dict messere Gaster estre de touts arts le mestre &#187;. ( Ingenii largitor venter. Perse. )  
(3) De vivre en Gentilhomme. Trait de satyre. L&#039;&#233;tymologie de ce mot rend vraiment piquante l&#039;application que La Fontaine en fait ici. Le Pogge, dans une de ses lettres, nous instruit qu&#039;il est d&#039;origine v&#233;nitienne : Gen-tiles homInes, ut vestro verbo utar, dit-il , en &#233;crivant au noble Greg. Coriario, p. 326. Or, on sait les privil&#232;ges des nobles v&#233;nitiens.  
(4) Chommons, Chommer, ne rien faire, comme aux jours de f&#234;te. La Monnoie d&#233;rive ce mot de chaume, ce qui couvre la cabane du pauvre, parce que &#171; aux jours de f&#234;te, il demeure en repos sous le chaume. &#187; ( OEuvr.T. .I &#233;dit.in-40. pag. 385).  
(5) Ceci peut s&#039;appliquer &#224; la grandeur royale. L&#039;auteur de l&#039;ouvrage intitule: Code de la Naure (Diderot), conteste la justesse de l&#039;application de cet apologue au gouvernement monarchique. Peut-&#234;tre ne seroit il pas difficile d&#039;opposer &#224; son opinion d&#039;autres raisonnement et d&#039;autres autorites ; mais la R&#233;volution Fran&#231;aise a mis le scell&#233; sur la tombe des d&#233;fenseurs de la royaut&#233;.  
(6) Menenius le sut bien dire. Ce fait est consign&#233; dans Tite Live, L. II. Valere Maxime, L. VIII. ch. 9&#187; Florus, L. I. ch. 23, et les autres historiens de la R&#233;publique romaine. Le Sophocle anglais, Shakespeare, en a fait un beau commentaire dans son Coriolan. </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine&#8230; &#8211; 1803.<br />
Un &eacute;crivain inspir&eacute;, dans qui la philosophie dut reconno&icirc;tre les (Tome .I)<br />
talens qui prouvent le g&eacute;nie, avant que la religion ne l&#039;&eacute;lev&acirc;t sur ses autels, S. Paul, dans une de ses Ep&icirc;tres , s&#039;exprime ainsi : &quot; Si le pied disoit: puisque je ne suis pas la main, je ne suis pas du corps ; est-ce que pour cela il ne scroit pas du corps? Et si l&#039;o reille disoit : puisque je ne suis pas l&#039;&oelig;il, je ne suis pas du corps ; est-ce que pour cela il n&#039;est pas du corps ? Si tout le corps &eacute;toit &oelig;il, o&ugrave; seroit l&#039;ou&iuml;e ? et s&#039;il &eacute;toit tout ou&iuml;e, o&ugrave; seroit l&#039;odorat ?&#8230; Or l&#039;&oelig;il ne peut pas dire &agrave; la main, je n&#039;ai pas besoin de votre secours, ni la t&ecirc;te dire aux pieds, vous ne m&#039;&ecirc;tes point n&eacute;cessaires, etc.&raquo;. (II. Cor. 12.) Dans cette supposition de l&#039;Ap&ocirc;tre, vous d&eacute;couvrez les germes de la discorde des membres : encore un pas, et vous avez l&#039;apologue. T&eacute;moin ce morceau de Rabelais : &laquo; Que chaque chose se mette &agrave; ne plus rien prester &agrave; autrui, vous allez voir, dit-il, ung terrible tintamarre. La teste ne vouldra prester la veue de ses yeux pour guider les pieds et les mains ; les pieds ne la daigneront porter. . . ; le c&oelig;ur se faschera de tant se mouvoir pour le pouls des membres , et ne leur prestera plus&#8230;. Somme en ce monde delsray&eacute; , rien ne debvant, rien ne prestant, rien n&#039;empruntant, vous voirrez une conspiration plus pernicieuse que n&#039;a figur&eacute; Esope en son apologue, et p&eacute;rira sans doute &raquo;. (Pantagr. L. III. ch. 3. Voyez aussi le Jouvencel, bien ant&eacute;rieur au Pantagruel, fol. 94 &agrave; 97.)<br />
(1) Je devois par la royaut&eacute;<br />
Avoir commenc&eacute;. On ne se permettroit plus aujourd&#039;hui ce double emploi du pr&eacute;t&eacute;rit.<br />
(2) Gaster. L&#039;Estomac, Rabelais, (L. IV. ch. 57) : &laquo; La sentence du satyrique est vraye, qui dict messere Gaster estre de touts arts le mestre &raquo;. ( Ingenii largitor venter. Perse. )<br />
(3) De vivre en Gentilhomme. Trait de satyre. L&#039;&eacute;tymologie de ce mot rend vraiment piquante l&#039;application que La Fontaine en fait ici. Le Pogge, dans une de ses lettres, nous instruit qu&#039;il est d&#039;origine v&eacute;nitienne : Gen-tiles homInes, ut vestro verbo utar, dit-il , en &eacute;crivant au noble Greg. Coriario, p. 326. Or, on sait les privil&egrave;ges des nobles v&eacute;nitiens.<br />
(4) Chommons, Chommer, ne rien faire, comme aux jours de f&ecirc;te. La Monnoie d&eacute;rive ce mot de chaume, ce qui couvre la cabane du pauvre, parce que &laquo; aux jours de f&ecirc;te, il demeure en repos sous le chaume. &raquo; ( OEuvr.T. .I &eacute;dit.in-40. pag. 385).<br />
(5) Ceci peut s&#039;appliquer &agrave; la grandeur royale. L&#039;auteur de l&#039;ouvrage intitule: Code de la Naure (Diderot), conteste la justesse de l&#039;application de cet apologue au gouvernement monarchique. Peut-&ecirc;tre ne seroit il pas difficile d&#039;opposer &agrave; son opinion d&#039;autres raisonnement et d&#039;autres autorites ; mais la R&eacute;volution Fran&ccedil;aise a mis le scell&eacute; sur la tombe des d&eacute;fenseurs de la royaut&eacute;.<br />
(6) Menenius le sut bien dire. Ce fait est consign&eacute; dans Tite Live, L. II. Valere Maxime, L. VIII. ch. 9&raquo; Florus, L. I. ch. 23, et les autres historiens de la R&eacute;publique romaine. Le Sophocle anglais, Shakespeare, en a fait un beau commentaire dans son Coriolan.</p>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 07:36:24 +0000</pubDate>
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		<description>ommentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine... - 1803. 
Un &#233;crivain inspir&#233;, dans qui la philosophie dut reconno&#238;tre les (Tome .I) 
talens qui prouvent le g&#233;nie, avant que la religion ne l&#039;&#233;lev&#226;t sur ses autels, S. Paul, dans une de ses Ep&#238;tres , s&#039;exprime ainsi : &quot; Si le pied disoit: puisque je ne suis pas la main, je ne suis pas du corps ; est-ce que pour cela il ne scroit pas du corps? Et si l&#039;o reille disoit : puisque je ne suis pas l&#039;&#339;il, je ne suis pas du corps ; est-ce que pour cela il n&#039;est pas du corps ? Si tout le corps &#233;toit &#339;il, o&#249; seroit l&#039;ou&#239;e ? et s&#039;il &#233;toit tout ou&#239;e, o&#249; seroit l&#039;odorat ?... Or l&#039;&#339;il ne peut pas dire &#224; la main, je n&#039;ai pas besoin de votre secours, ni la t&#234;te dire aux pieds, vous ne m&#039;&#234;tes point n&#233;cessaires, etc.&#187;. (II. Cor. 12.) Dans cette supposition de l&#039;Ap&#244;tre, vous d&#233;couvrez les germes de la discorde des membres : encore un pas, et vous avez l&#039;apologue. T&#233;moin ce morceau de Rabelais : &#171; Que chaque chose se mette &#224; ne plus rien prester &#224; autrui, vous allez voir, dit-il, ung terrible tintamarre. La teste ne vouldra prester la veue de ses yeux pour guider les pieds et les mains ; les pieds ne la daigneront porter. . . ; le c&#339;ur se faschera de tant se mouvoir pour le pouls des membres , et ne leur prestera plus.... Somme en ce monde delsray&#233; , rien ne debvant, rien ne prestant, rien n&#039;empruntant, vous voirrez une conspiration plus pernicieuse que n&#039;a figur&#233; Esope en son apologue, et p&#233;rira sans doute &#187;. (Pantagr. L. III. ch. 3. Voyez aussi le Jouvencel, bien ant&#233;rieur au Pantagruel, fol. 94 &#224; 97.) 
(1) Je devois par la royaut&#233; 
Avoir commenc&#233;. On ne se permettroit plus aujourd&#039;hui ce double emploi du pr&#233;t&#233;rit. 
(2) Gaster. L&#039;Estomac, Rabelais, (L. IV. ch. 57) : &#171; La sentence du satyrique est vraye, qui dict messere Gaster estre de touts arts le mestre &#187;. ( Ingenii largitor venter. Perse. ) 
(3) De vivre en Gentilhomme. Trait de satyre. L&#039;&#233;tymologie de ce mot rend vraiment piquante l&#039;application que La Fontaine en fait ici. Le Pogge, dans une de ses lettres, nous instruit qu&#039;il est d&#039;origine v&#233;nitienne : Gen-tiles homInes, ut vestro verbo utar, dit-il , en &#233;crivant au noble Greg. Coriario, p. 326. Or, on sait les privil&#232;ges des nobles v&#233;nitiens. 
(4) Chommons, Chommer, ne rien faire, comme aux jours de f&#234;te. La Monnoie d&#233;rive ce mot de chaume, ce qui couvre la cabane du pauvre, parce que &#171; aux jours de f&#234;te, il demeure en repos sous le chaume. &#187; ( OEuvr.T. .I &#233;dit.in-40. pag. 385). 
(5) Ceci peut s&#039;appliquer &#224; la grandeur royale. L&#039;auteur de l&#039;ouvrage intitule: Code de la Naure (Diderot), conteste la justesse de l&#039;application de cet apologue au gouvernement monarchique. Peut-&#234;tre ne seroit il pas difficile d&#039;opposer &#224; son opinion d&#039;autres raisonnement et d&#039;autres autorites ; mais la R&#233;volution Fran&#231;aise a mis le scell&#233; sur la tombe des d&#233;fenseurs de la royaut&#233;. 
(6) Menenius le sut bien dire. Ce fait est consign&#233; dans Tite Live, L. II. Valere Maxime, L. VIII. ch. 9&#187; Florus, L. I. ch. 23, et les autres historiens de la R&#233;publique romaine. Le Sophocle anglais, Shakespeare, en a fait un beau commentaire dans son Coriolan. </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>ommentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine&#8230; &#8211; 1803.<br />
Un &eacute;crivain inspir&eacute;, dans qui la philosophie dut reconno&icirc;tre les (Tome .I)<br />
talens qui prouvent le g&eacute;nie, avant que la religion ne l&#039;&eacute;lev&acirc;t sur ses autels, S. Paul, dans une de ses Ep&icirc;tres , s&#039;exprime ainsi : &quot; Si le pied disoit: puisque je ne suis pas la main, je ne suis pas du corps ; est-ce que pour cela il ne scroit pas du corps? Et si l&#039;o reille disoit : puisque je ne suis pas l&#039;&oelig;il, je ne suis pas du corps ; est-ce que pour cela il n&#039;est pas du corps ? Si tout le corps &eacute;toit &oelig;il, o&ugrave; seroit l&#039;ou&iuml;e ? et s&#039;il &eacute;toit tout ou&iuml;e, o&ugrave; seroit l&#039;odorat ?&#8230; Or l&#039;&oelig;il ne peut pas dire &agrave; la main, je n&#039;ai pas besoin de votre secours, ni la t&ecirc;te dire aux pieds, vous ne m&#039;&ecirc;tes point n&eacute;cessaires, etc.&raquo;. (II. Cor. 12.) Dans cette supposition de l&#039;Ap&ocirc;tre, vous d&eacute;couvrez les germes de la discorde des membres : encore un pas, et vous avez l&#039;apologue. T&eacute;moin ce morceau de Rabelais : &laquo; Que chaque chose se mette &agrave; ne plus rien prester &agrave; autrui, vous allez voir, dit-il, ung terrible tintamarre. La teste ne vouldra prester la veue de ses yeux pour guider les pieds et les mains ; les pieds ne la daigneront porter. . . ; le c&oelig;ur se faschera de tant se mouvoir pour le pouls des membres , et ne leur prestera plus&#8230;. Somme en ce monde delsray&eacute; , rien ne debvant, rien ne prestant, rien n&#039;empruntant, vous voirrez une conspiration plus pernicieuse que n&#039;a figur&eacute; Esope en son apologue, et p&eacute;rira sans doute &raquo;. (Pantagr. L. III. ch. 3. Voyez aussi le Jouvencel, bien ant&eacute;rieur au Pantagruel, fol. 94 &agrave; 97.)<br />
(1) Je devois par la royaut&eacute;<br />
Avoir commenc&eacute;. On ne se permettroit plus aujourd&#039;hui ce double emploi du pr&eacute;t&eacute;rit.<br />
(2) Gaster. L&#039;Estomac, Rabelais, (L. IV. ch. 57) : &laquo; La sentence du satyrique est vraye, qui dict messere Gaster estre de touts arts le mestre &raquo;. ( Ingenii largitor venter. Perse. )<br />
(3) De vivre en Gentilhomme. Trait de satyre. L&#039;&eacute;tymologie de ce mot rend vraiment piquante l&#039;application que La Fontaine en fait ici. Le Pogge, dans une de ses lettres, nous instruit qu&#039;il est d&#039;origine v&eacute;nitienne : Gen-tiles homInes, ut vestro verbo utar, dit-il , en &eacute;crivant au noble Greg. Coriario, p. 326. Or, on sait les privil&egrave;ges des nobles v&eacute;nitiens.<br />
(4) Chommons, Chommer, ne rien faire, comme aux jours de f&ecirc;te. La Monnoie d&eacute;rive ce mot de chaume, ce qui couvre la cabane du pauvre, parce que &laquo; aux jours de f&ecirc;te, il demeure en repos sous le chaume. &raquo; ( OEuvr.T. .I &eacute;dit.in-40. pag. 385).<br />
(5) Ceci peut s&#039;appliquer &agrave; la grandeur royale. L&#039;auteur de l&#039;ouvrage intitule: Code de la Naure (Diderot), conteste la justesse de l&#039;application de cet apologue au gouvernement monarchique. Peut-&ecirc;tre ne seroit il pas difficile d&#039;opposer &agrave; son opinion d&#039;autres raisonnement et d&#039;autres autorites ; mais la R&eacute;volution Fran&ccedil;aise a mis le scell&eacute; sur la tombe des d&eacute;fenseurs de la royaut&eacute;.<br />
(6) Menenius le sut bien dire. Ce fait est consign&eacute; dans Tite Live, L. II. Valere Maxime, L. VIII. ch. 9&raquo; Florus, L. I. ch. 23, et les autres historiens de la R&eacute;publique romaine. Le Sophocle anglais, Shakespeare, en a fait un beau commentaire dans son Coriolan.</p>
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		<title>Par : dicocitations</title>
		<link>http://www.dico-poemes.com/je-devais-par-la-royaut-avoir-commenc-mon-ouvrage-a-la-voir-d-un-certain-c-t-lt-br-la-fontaine-jean-de/comment-page-1/#comment-35</link>
		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 08:28:44 +0000</pubDate>
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		<description>Au temps o&#249; chez l&#039;homme, l&#039;harmonie ne r&#233;gnait pas, comme aujourd&#039;hui, dans toutes les parties, mais o&#249; chaque membre avait sa volont&#233; et son langage, les autres organes, m&#233;contents de voir que par leurs soins, par leurs efforts et leurs minist&#232;res, tout &#233;tait assur&#233; &#224; l&#039;estomac, que l&#039;estomac &#233;tait au milieu d&#039;eux, bien tranquille, n&#039;ayant rien &#224; faire que de jouir des plaisirs qu&#039;ils lui procuraient, s&#039;entendirent pour que les mains cessassent de porter les aliments &#224; la bouche, la bouche de recevoir la nourriture donn&#233;e, les dents enfin de la broyer. Sous l&#039;influence de cette col&#232;re, comme ils voulaient venir &#224; bout de l&#039;estomac par la faim, les membres, &#224; leur tour et le corps tout entier en vinrent eux aussi &#224; un extr&#234;me d&#233;p&#233;rissement. Alors on put voir que l&#039;office du ventre lui non plus n&#039;&#233;tait pas inutile, mais qu&#039;il nourrissait s&#039;il &#233;tait nourri, renvoyant dans toutes les parties du corps cet &#233;l&#233;ment qui est notre vie et notre force, qui se r&#233;partit &#233;galement dans les veines, qui arrive &#224; sa perfection par l&#039;assimilation des aliments, le sang. (Tite-Live). </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Au temps o&ugrave; chez l&#039;homme, l&#039;harmonie ne r&eacute;gnait pas, comme aujourd&#039;hui, dans toutes les parties, mais o&ugrave; chaque membre avait sa volont&eacute; et son langage, les autres organes, m&eacute;contents de voir que par leurs soins, par leurs efforts et leurs minist&egrave;res, tout &eacute;tait assur&eacute; &agrave; l&#039;estomac, que l&#039;estomac &eacute;tait au milieu d&#039;eux, bien tranquille, n&#039;ayant rien &agrave; faire que de jouir des plaisirs qu&#039;ils lui procuraient, s&#039;entendirent pour que les mains cessassent de porter les aliments &agrave; la bouche, la bouche de recevoir la nourriture donn&eacute;e, les dents enfin de la broyer. Sous l&#039;influence de cette col&egrave;re, comme ils voulaient venir &agrave; bout de l&#039;estomac par la faim, les membres, &agrave; leur tour et le corps tout entier en vinrent eux aussi &agrave; un extr&ecirc;me d&eacute;p&eacute;rissement. Alors on put voir que l&#039;office du ventre lui non plus n&#039;&eacute;tait pas inutile, mais qu&#039;il nourrissait s&#039;il &eacute;tait nourri, renvoyant dans toutes les parties du corps cet &eacute;l&eacute;ment qui est notre vie et notre force, qui se r&eacute;partit &eacute;galement dans les veines, qui arrive &agrave; sa perfection par l&#039;assimilation des aliments, le sang. (Tite-Live).</p>
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