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	<title>Commentaires sur : Le Chat et un vieux Rat &#8211;  Jean de La Fontaine</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
		<link>http://www.dico-poemes.com/j-ai-lu-chez-un-conteur-de-fables-qu-un-second-rodilard-l-alexandre-des-chats-l-attil-la-fontaine-jean-de/comment-page-1/#comment-114</link>
		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 09:30:05 +0000</pubDate>
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		<description>(7) Le peuple des Souris croit. Peuple n&#039;est point ici mis au hasard. La sotte cr&#233;dulit&#233; fit dans tous les temps le caract&#232;re du peuple. 
(8) Se promettent de rire &#224; son enterrement. On ne tient pas &#224; ces traits l&#224;. Mais qu&#039;elle profonde connaissance des hommes! Ils passent sans r&#233;flexion de l&#039;exc&#232;s de la tristesse &#224; l&#039;exc&#232;s de la joie. 
(9) Mettent le nez &#224; l&#039;air, montrent un peu la t&#234;te, etc. Plaignons le lecteur qui ne sentiroit pas le charme de cette peinture: elle est d&#039;une ressemblance achev&#233;e. Tout le monde les a vus, les a consid&#233;r&#233;s, ces mouvemens incertains de la souris pr&#234;te &#224; sortir de son trou, produits par les m&#234;mes alternatives de crainte et de s&#233;curit&#233; si bien rendues ici ; voil&#224; ses jeux, voil&#224; et ses sorties et ses rentr&#233;es. Mais quel observateur e&#251;t mis dans sa description cette justesse de style , cette progression d&#039;images qui fait de celle-ci la copie parfaite de la nature ? 
(10) Le pendu ressuscite. La rapidit&#233; du r&#233;cit &#233;gale celle de l&#039;action. 
(11) Vos cavernes creuses. Des trous de souris ne sont point des cavernes ; mais cette emphatique exag&#233;ration rel&#232;ve l&#039;adresse du vainqneur. 
(12) Notre ma&#238;tre Mitis. Nom de caract&#232;re : il convient bien a l&#039;hypocrite douceur de l&#039;animal, du latin milis, doux de l&#224;,chatte-mite, cata mitis. Le P. Barbe s&#039;est appropri&#233; ces noms divers dans sa fable des trois Chats. 
(13) Les affine. Mot inconnu &#224; plus d&#039;un auteur de dictionnaire. Il signifie jouer au fin, surprendre par quelque finesse. Cl. Marot: 
Fuyez la beaut&#233; Qui soubs beaux dicts un vray amant affine. 
(Eglog. XIV.) 
Et Rabelais : Par leur astuce sera tromp&#233; et affin&#233;. 
(Prol. du Liv. IV. p. 4 ) 
(14) La gent trotte-menu. Ce joli mot est de la cr&#233;ation de La Fontaine. Ce sont l&#224;, comme vingt expressions d&#039;Hom&#232;re, de Corneille ou de notre fabuliste, de ces beaut&#233;s perdues pour les langues &#233;trang&#232;res, parce que, outre un rapprochement difficile &#224; saisir, il faut dans les &#233;l&#233;mens m&#234;mes des deux expressions, une harmonie pittoresque. 
(15) Un Rat, sans plus. Pas plus d&#039;un seul. 
(16) M&#234;me il avoit perdu sa queue &#224; la bataille. Une de ces saillies d&#039;une ga&#238;t&#233; vive et piquante, par lesquelles La Fontaine fixe ou r&#233;veille l&#039;attention de son lecteur. </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>(7) Le peuple des Souris croit. Peuple n&#039;est point ici mis au hasard. La sotte cr&eacute;dulit&eacute; fit dans tous les temps le caract&egrave;re du peuple.<br />
(8) Se promettent de rire &agrave; son enterrement. On ne tient pas &agrave; ces traits l&agrave;. Mais qu&#039;elle profonde connaissance des hommes! Ils passent sans r&eacute;flexion de l&#039;exc&egrave;s de la tristesse &agrave; l&#039;exc&egrave;s de la joie.<br />
(9) Mettent le nez &agrave; l&#039;air, montrent un peu la t&ecirc;te, etc. Plaignons le lecteur qui ne sentiroit pas le charme de cette peinture: elle est d&#039;une ressemblance achev&eacute;e. Tout le monde les a vus, les a consid&eacute;r&eacute;s, ces mouvemens incertains de la souris pr&ecirc;te &agrave; sortir de son trou, produits par les m&ecirc;mes alternatives de crainte et de s&eacute;curit&eacute; si bien rendues ici ; voil&agrave; ses jeux, voil&agrave; et ses sorties et ses rentr&eacute;es. Mais quel observateur e&ucirc;t mis dans sa description cette justesse de style , cette progression d&#039;images qui fait de celle-ci la copie parfaite de la nature ?<br />
(10) Le pendu ressuscite. La rapidit&eacute; du r&eacute;cit &eacute;gale celle de l&#039;action.<br />
(11) Vos cavernes creuses. Des trous de souris ne sont point des cavernes ; mais cette emphatique exag&eacute;ration rel&egrave;ve l&#039;adresse du vainqneur.<br />
(12) Notre ma&icirc;tre Mitis. Nom de caract&egrave;re : il convient bien a l&#039;hypocrite douceur de l&#039;animal, du latin milis, doux de l&agrave;,chatte-mite, cata mitis. Le P. Barbe s&#039;est appropri&eacute; ces noms divers dans sa fable des trois Chats.<br />
(13) Les affine. Mot inconnu &agrave; plus d&#039;un auteur de dictionnaire. Il signifie jouer au fin, surprendre par quelque finesse. Cl. Marot:<br />
Fuyez la beaut&eacute; Qui soubs beaux dicts un vray amant affine.<br />
(Eglog. XIV.)<br />
Et Rabelais : Par leur astuce sera tromp&eacute; et affin&eacute;.<br />
(Prol. du Liv. IV. p. 4 )<br />
(14) La gent trotte-menu. Ce joli mot est de la cr&eacute;ation de La Fontaine. Ce sont l&agrave;, comme vingt expressions d&#039;Hom&egrave;re, de Corneille ou de notre fabuliste, de ces beaut&eacute;s perdues pour les langues &eacute;trang&egrave;res, parce que, outre un rapprochement difficile &agrave; saisir, il faut dans les &eacute;l&eacute;mens m&ecirc;mes des deux expressions, une harmonie pittoresque.<br />
(15) Un Rat, sans plus. Pas plus d&#039;un seul.<br />
(16) M&ecirc;me il avoit perdu sa queue &agrave; la bataille. Une de ces saillies d&#039;une ga&icirc;t&eacute; vive et piquante, par lesquelles La Fontaine fixe ou r&eacute;veille l&#039;attention de son lecteur.</p>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 09:29:43 +0000</pubDate>
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		<description>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine... - 1803. 
(1) J&#039;ai lu chez un conteur de fables. D&#039;o&#249; vient que, dans la fable de La Mothe, qu&#039;on vient de lire, on reste indiff&#233;rent &#224; la lecture de ce vers : Un jeune enfant, je le tiens d&#039;Epict&#232;te , tandis que le rire vient de lui-m&#234;me se placer sur nos l&#232;vres en lisant ce vers de La Fontaine : J&#039;ai lu chez un conteur de fables ? I &#176;. La Mothe n&#039;est et ne veut &#234;tre que s&#233;rieux ;2&#176;. il y a quelque pr&#233;tention &#224; citer cet antique philosophe, et l&#039;on se tient en garde contre la le&#231;on ; 3&#176;. on voit sans int&#233;r&#234;t le grave Epict&#232;te appel&#233; en t&#233;moignage &#224; propos d&#039;un enfant. La Fontaine ne cherche qu&#039;&#224; vous amuser ; il s&#039;avance, le rire sur les l&#232;vres ; sa seule pr&#233;sence inspir&#233; la ga&#238;t&#233;. Quand il vous indique les sources o&#249; il puise le sujet de ses narrations, il ne d&#233;guise rien ; peu lui importe quel jugement vous allez porter de lui. C&#039;est un enfant dont l&#039;ing&#233;nuit&#233; vous charme dans les r&#233;cits na&#239;fs qu&#039;il vous fait. Il vous s&#233;duit d&#039;autant plus qu&#039;il s&#039;en doute moins. Comme lui, vous finissez par croire ce qu&#039;il vous raconte, et vous le voyez rire de si bonne foi, que vous ne pensez plus qu&#039;a rire avec lui. 
(2) Qu&#039;un second Rodilard. Rodilard I er. du nom , est le Ro dilardus de la fable 2 du Liv. I. Florian leur donne &#224; tous deux une brillante post&#233;rit&#233; ( Voyez Liv. II. fab. 2). 
(3) L&#039; Alexandre des Chats. La prose e&#251;t dit : &quot; Le plus vaillant d&#039;entre eux&quot;, et l&#039;expression e&#251;t en de la noblesse. La Fontaine l&#039;a rendue po&#233;tique et imposante , en disant : l&#039;Alexandre des Chats. Ce nom est depuis si long-temps le synonyme du courage aid&#233; de la fortune ! Suivez cette premi&#232;re id&#233;e : Sa Valeur sera fatale &#224; plus d&#039;un ennemi. Voil&#224; ce que diroit la prose; la po&#233;sie l&#039;appelle un fl&#233;au : c&#039;est Attila, surnomm&#233; le fl&#233;au de Dieu. Voulez-vous ench&#233;rir encore ? Allez au-del&#224; des bornes de la nature ; que la fable elle-m&#234;me devenue tributaire du g&#233;nie, lui pr&#233;sente des mod&#232;les jusques au sein des Enfers. Cet Alexandre, cet Attila , ce fl&#233;au , qu&#039;est-ce que tout cela ? un vrai Cerb&#232;re, semant &#224; l&#039;entour l&#039;&#233;pouvante et l&#039;effroi. La po&#233;sie est vraiment Prom&#233;th&#233;e d&#233;robant le feu du Ciel pour animer sa statue. 
(4) La mort-aux-rats, les sourici&#232;res. Notre po&#232;te pouvoit avoir lu dans Sarrazin : 
Tendirent mille sourici&#232;res, Sem&#232;rent de la mort-aux-rats. 
( &#338;uvres, II&#232;me. partie, pag. 23 ). 
(5) Le galant fait le mort. Ainsi dans la fable du Renard et de la Cicogne : 
Le galant pour toute besogne. 
(6) A de certains cordons. On ne sait trop comment la chose a pu se faire; mais avec ces certains cordons , la vraisemblance est sauv&#233;e. Le bon homme ! </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine&#8230; &#8211; 1803.<br />
(1) J&#039;ai lu chez un conteur de fables. D&#039;o&ugrave; vient que, dans la fable de La Mothe, qu&#039;on vient de lire, on reste indiff&eacute;rent &agrave; la lecture de ce vers : Un jeune enfant, je le tiens d&#039;Epict&egrave;te , tandis que le rire vient de lui-m&ecirc;me se placer sur nos l&egrave;vres en lisant ce vers de La Fontaine : J&#039;ai lu chez un conteur de fables ? I &deg;. La Mothe n&#039;est et ne veut &ecirc;tre que s&eacute;rieux ;2&deg;. il y a quelque pr&eacute;tention &agrave; citer cet antique philosophe, et l&#039;on se tient en garde contre la le&ccedil;on ; 3&deg;. on voit sans int&eacute;r&ecirc;t le grave Epict&egrave;te appel&eacute; en t&eacute;moignage &agrave; propos d&#039;un enfant. La Fontaine ne cherche qu&#039;&agrave; vous amuser ; il s&#039;avance, le rire sur les l&egrave;vres ; sa seule pr&eacute;sence inspir&eacute; la ga&icirc;t&eacute;. Quand il vous indique les sources o&ugrave; il puise le sujet de ses narrations, il ne d&eacute;guise rien ; peu lui importe quel jugement vous allez porter de lui. C&#039;est un enfant dont l&#039;ing&eacute;nuit&eacute; vous charme dans les r&eacute;cits na&iuml;fs qu&#039;il vous fait. Il vous s&eacute;duit d&#039;autant plus qu&#039;il s&#039;en doute moins. Comme lui, vous finissez par croire ce qu&#039;il vous raconte, et vous le voyez rire de si bonne foi, que vous ne pensez plus qu&#039;a rire avec lui.<br />
(2) Qu&#039;un second Rodilard. Rodilard I er. du nom , est le Ro dilardus de la fable 2 du Liv. I. Florian leur donne &agrave; tous deux une brillante post&eacute;rit&eacute; ( Voyez Liv. II. fab. 2).<br />
(3) L&#039; Alexandre des Chats. La prose e&ucirc;t dit : &quot; Le plus vaillant d&#039;entre eux&quot;, et l&#039;expression e&ucirc;t en de la noblesse. La Fontaine l&#039;a rendue po&eacute;tique et imposante , en disant : l&#039;Alexandre des Chats. Ce nom est depuis si long-temps le synonyme du courage aid&eacute; de la fortune ! Suivez cette premi&egrave;re id&eacute;e : Sa Valeur sera fatale &agrave; plus d&#039;un ennemi. Voil&agrave; ce que diroit la prose; la po&eacute;sie l&#039;appelle un fl&eacute;au : c&#039;est Attila, surnomm&eacute; le fl&eacute;au de Dieu. Voulez-vous ench&eacute;rir encore ? Allez au-del&agrave; des bornes de la nature ; que la fable elle-m&ecirc;me devenue tributaire du g&eacute;nie, lui pr&eacute;sente des mod&egrave;les jusques au sein des Enfers. Cet Alexandre, cet Attila , ce fl&eacute;au , qu&#039;est-ce que tout cela ? un vrai Cerb&egrave;re, semant &agrave; l&#039;entour l&#039;&eacute;pouvante et l&#039;effroi. La po&eacute;sie est vraiment Prom&eacute;th&eacute;e d&eacute;robant le feu du Ciel pour animer sa statue.<br />
(4) La mort-aux-rats, les sourici&egrave;res. Notre po&egrave;te pouvoit avoir lu dans Sarrazin :<br />
Tendirent mille sourici&egrave;res, Sem&egrave;rent de la mort-aux-rats.<br />
( &OElig;uvres, II&egrave;me. partie, pag. 23 ).<br />
(5) Le galant fait le mort. Ainsi dans la fable du Renard et de la Cicogne :<br />
Le galant pour toute besogne.<br />
(6) A de certains cordons. On ne sait trop comment la chose a pu se faire; mais avec ces certains cordons , la vraisemblance est sauv&eacute;e. Le bon homme !</p>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 09:29:11 +0000</pubDate>
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		<description>Une belette que les ann&#233;es et la vieillesse avaient rendue infirme, ne pouvait plus atteindre les souris agiles. Elle se roule dans la farine et n&#233;gligemment se laisse tomber dans un endroit obscur. Un rat croyant voir de la nourriture, saute dessus, mais il est pris et livr&#233; &#224; la mort. Un second p&#233;rit de m&#234;me, puis un troisi&#232;me. Quelques autres ayant suivi, survient un vieux dur &#224; cuire qui souvent avait &#233;chapp&#233; aux lacets et aux sourici&#232;res. Il reconnut &#224; distance le pi&#232;ge de l&#039;ennemi rus&#233;. 
- Porte-toi bien, dit-il, aussi vrai que tu es farine, toi que je vois couch&#233; &#224; terre. (Ph&#232;dre) </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Une belette que les ann&eacute;es et la vieillesse avaient rendue infirme, ne pouvait plus atteindre les souris agiles. Elle se roule dans la farine et n&eacute;gligemment se laisse tomber dans un endroit obscur. Un rat croyant voir de la nourriture, saute dessus, mais il est pris et livr&eacute; &agrave; la mort. Un second p&eacute;rit de m&ecirc;me, puis un troisi&egrave;me. Quelques autres ayant suivi, survient un vieux dur &agrave; cuire qui souvent avait &eacute;chapp&eacute; aux lacets et aux sourici&egrave;res. Il reconnut &agrave; distance le pi&egrave;ge de l&#039;ennemi rus&eacute;.<br />
- Porte-toi bien, dit-il, aussi vrai que tu es farine, toi que je vois couch&eacute; &agrave; terre. (Ph&egrave;dre)</p>
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