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	<title>Commentaires sur : Les deux Mulets &#8211;  Jean de La Fontaine</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 08:03:09 +0000</pubDate>
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		<description>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine... - 1803. 
D&#233;but simple, expression correcte, images vives et pittoresques, L&#039;argent de la Gabelle, imp&#244;t sur le sel remontant jusqu&#039;au r&#232;gne de Philippe de Valois, peut-&#234;tre m&#234;me jusqu&#039;&#224; celui de Philippe Long. La clameur publique en sollicitoit la suppression enfin consentie par Louis XVI. &#8212; D&#039;un pas relev&#233;. C&#039;&#233;toit bien l&#224; le therme propre, le seul convenable &#224; la marche &#233;tudi&#233;e du glorieux Mulet. 
Champfort substitue, d&#039;un pas d&#233;gag&#233; : ces expressions ne resemblent ni pour l&#039;harmonie, ni pour la justesse. &#8212; Et foisant sonner sa sonnette. Le po&#232;te fran&#231;ais avoit &#224; lutter contre l&#039;harmonie imitative de ce vers de Ph&#232;dre: k 
Clarumque jactans tutinnabulum. Sur le Mulet du fisc, ou tr&#233;sor public. &#8212; Et moi j&#039;y tombe et j&#039;y p&#233;ris. D&#039;autres le&#231;ons portent : je p&#233;ris. &#8212; En riant de la sotte. jactance de l&#039;animal, on s&#039;attendrit sur sa catastrophe ; il interesse encore par son courage &#224; se d&#233;fendre. C&#039;est dans ce style moiti&#233; grave et moiti&#233; badin , que Marot rappelle la tragique aventure de Semblann&#231;ay, dans son El&#233;gie sur la mort de ce riche infortun&#233;. (Oeuvr. T. I. page 85. ) 
Et c&#039;est-l&#224; une des sources de cette na&#239;vet&#233; fine et piquante, le vrai caract&#232;re de son esprit, que notre fabuliste tenoit et de la nature et de l&#039;imitation des anciens.  </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine&#8230; &#8211; 1803.<br />
D&eacute;but simple, expression correcte, images vives et pittoresques, L&#039;argent de la Gabelle, imp&ocirc;t sur le sel remontant jusqu&#039;au r&egrave;gne de Philippe de Valois, peut-&ecirc;tre m&ecirc;me jusqu&#039;&agrave; celui de Philippe Long. La clameur publique en sollicitoit la suppression enfin consentie par Louis XVI. &mdash; D&#039;un pas relev&eacute;. C&#039;&eacute;toit bien l&agrave; le therme propre, le seul convenable &agrave; la marche &eacute;tudi&eacute;e du glorieux Mulet.<br />
Champfort substitue, d&#039;un pas d&eacute;gag&eacute; : ces expressions ne resemblent ni pour l&#039;harmonie, ni pour la justesse. &mdash; Et foisant sonner sa sonnette. Le po&egrave;te fran&ccedil;ais avoit &agrave; lutter contre l&#039;harmonie imitative de ce vers de Ph&egrave;dre: k<br />
Clarumque jactans tutinnabulum. Sur le Mulet du fisc, ou tr&eacute;sor public. &mdash; Et moi j&#039;y tombe et j&#039;y p&eacute;ris. D&#039;autres le&ccedil;ons portent : je p&eacute;ris. &mdash; En riant de la sotte. jactance de l&#039;animal, on s&#039;attendrit sur sa catastrophe ; il interesse encore par son courage &agrave; se d&eacute;fendre. C&#039;est dans ce style moiti&eacute; grave et moiti&eacute; badin , que Marot rappelle la tragique aventure de Semblann&ccedil;ay, dans son El&eacute;gie sur la mort de ce riche infortun&eacute;. (Oeuvr. T. I. page 85. )<br />
Et c&#039;est-l&agrave; une des sources de cette na&iuml;vet&eacute; fine et piquante, le vrai caract&egrave;re de son esprit, que notre fabuliste tenoit et de la nature et de l&#039;imitation des anciens.</p>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 07:41:38 +0000</pubDate>
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		<description>Deux mulets charg&#233;s chacun d&#039;un pesant fardeau marchaient ensemble dans un m&#234;me chemin. L&#039;un portait des sacs d&#039;argent, l&#039;autre d&#039;orge. [...] Celui donc qui avait &#233;t&#233; vol&#233; d&#233;plorant son malheur, l&#039;autre lui dit : 
- Certes je me r&#233;jouis du m&#233;pris qu&#039;on a fait de moi, puisque je n&#039;ai rien perdu, et que je n&#039;ai pas &#233;t&#233; bless&#233;. </description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Deux mulets charg&eacute;s chacun d&#039;un pesant fardeau marchaient ensemble dans un m&ecirc;me chemin. L&#039;un portait des sacs d&#039;argent, l&#039;autre d&#039;orge. [...] Celui donc qui avait &eacute;t&eacute; vol&eacute; d&eacute;plorant son malheur, l&#039;autre lui dit :<br />
- Certes je me r&eacute;jouis du m&eacute;pris qu&#039;on a fait de moi, puisque je n&#039;ai rien perdu, et que je n&#039;ai pas &eacute;t&eacute; bless&eacute;.</p>
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