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	<title>Commentaires sur : Les Loups et les Brebis &#8211;  Jean de La Fontaine</title>
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	<description>Il faudrait laisser des livres partout. A un moment ou à un autre quelqu'un les ouvrira sans doute. Et faire de même avec la poésie: laisser des poèmes partout, puisque quelqu'un les reconnaîtra sûrement un jour. [  Roberto Juarroz ]</description>
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		<title>Par : dicocitations</title>
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		<dc:creator>dicocitations</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 10:30:14 +0000</pubDate>
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		<description>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine... - 1803. 
(1) Avecque ainsi &#233;crit, n&#039;est plus en usage qu&#039;en po&#233;sie , o&#249; m&#234;me il a vieilli. 
(2) Louvats. Louveteaux, jeunes Loups. 
(3) Les emportent aux dents. Expression hardie que je n&#039;ose-rois censurer qu&#039;en la regrettant. Entre leurs dents seroit plus exact, mais foible. 
Voici l&#039;application que D&#233;mosth&#232;ne fit de cet apologue,&quot;Alexandre, au rapport de Plutarque, envoya sommer les Ath&#233;niens de lui remettre entre les mains dix de leurs orateurs. D&#233;mosth&#232;ne conta au peuple d&#039;Ath&#232;ne la fable des Brebis et des Loups , qui demand&#232;rent une fois aux Brebis que pour avoir la paix avec eux , elles livrassent entre leurs mains les m&#226;tins qui les gardoient : en com parant lui et ses compagnons, travaillant pour le bien du peuple, aux Chiens qui gardent les troupeaux de Moutons, et appelant Alexandre le Loup. (Trad. d&#039;Amyot.) Lors de la seconde Assembl&#233;e l&#233;gislative en France (en 1791), les deux partis qui la divisoient s&#039;&#233;tant r&#233;unis dans un moment d&#039;enthousiasme, sous la promesse solennelle d&#039;abjurer leurs animosit&#233;s et leurs haines, le roi Louis XVI s&#039;y rendit le soir de ce jour-l&#224; m&#234;me, accompagn&#233; de ses ministres, pour signer ce nouveau trait&#233; de paix, et confondre ses sermens dans ceux de l&#039;Assembl&#233;e, dont l&#039;unanimit&#233; offrit en ce moment le plus bel exemple &#224; la France, d&#233;chir&#233;e d&#232;s-lors par tant de factions. Le lendemain, les murs de la capitale se trouv&#232;rent tapiss&#233;s d&#039;affiches qui portaient cette fable de La fontaine. La paix des Loups avec les Brebis ne dura pas m&#234;me un jour ; et la journ&#233;e du 20 juin , qui suivit bient&#244;t apr&#232;s, vit commencer la longue agonie du Berger. 
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		<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine&#8230; &#8211; 1803.<br />
(1) Avecque ainsi &eacute;crit, n&#039;est plus en usage qu&#039;en po&eacute;sie , o&ugrave; m&ecirc;me il a vieilli.<br />
(2) Louvats. Louveteaux, jeunes Loups.<br />
(3) Les emportent aux dents. Expression hardie que je n&#039;ose-rois censurer qu&#039;en la regrettant. Entre leurs dents seroit plus exact, mais foible.<br />
Voici l&#039;application que D&eacute;mosth&egrave;ne fit de cet apologue,&quot;Alexandre, au rapport de Plutarque, envoya sommer les Ath&eacute;niens de lui remettre entre les mains dix de leurs orateurs. D&eacute;mosth&egrave;ne conta au peuple d&#039;Ath&egrave;ne la fable des Brebis et des Loups , qui demand&egrave;rent une fois aux Brebis que pour avoir la paix avec eux , elles livrassent entre leurs mains les m&acirc;tins qui les gardoient : en com parant lui et ses compagnons, travaillant pour le bien du peuple, aux Chiens qui gardent les troupeaux de Moutons, et appelant Alexandre le Loup. (Trad. d&#039;Amyot.) Lors de la seconde Assembl&eacute;e l&eacute;gislative en France (en 1791), les deux partis qui la divisoient s&#039;&eacute;tant r&eacute;unis dans un moment d&#039;enthousiasme, sous la promesse solennelle d&#039;abjurer leurs animosit&eacute;s et leurs haines, le roi Louis XVI s&#039;y rendit le soir de ce jour-l&agrave; m&ecirc;me, accompagn&eacute; de ses ministres, pour signer ce nouveau trait&eacute; de paix, et confondre ses sermens dans ceux de l&#039;Assembl&eacute;e, dont l&#039;unanimit&eacute; offrit en ce moment le plus bel exemple &agrave; la France, d&eacute;chir&eacute;e d&egrave;s-lors par tant de factions. Le lendemain, les murs de la capitale se trouv&egrave;rent tapiss&eacute;s d&#039;affiches qui portaient cette fable de La fontaine. La paix des Loups avec les Brebis ne dura pas m&ecirc;me un jour ; et la journ&eacute;e du 20 juin , qui suivit bient&ocirc;t apr&egrave;s, vit commencer la longue agonie du Berger.</p>
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